VisuelsTC3- LA MOBILITE peut être entravée. Certaines personnes ont besoin d'un fauteuil roulant, car elles manquent d'équilibre et de coordination dans leurs mouvements, ce qui fait qu'il leur est impossible de marcher sans soutien. Se trouver dans un fauteuil roulant ne veut pas forcément dire que l'on est incapable de se mettre debout. Les mouvements peuvent être parfois très lents. Souffrir d'un traumatisme crânien équivaut alors à vivre "au ralenti".

- UNE SPASTICITE apparaît souvent. Les membres peuvent être raides ou sans force et les mouvements limités. Il arrive souvent qu'un côté du corps soit plus touché que l'autre.

- La FAIBLESSE ou la paralysie affecte souvent un côté du corps (on parlera d'hémiparésie ou d'hémiplégie). La faiblesse musculaire peut même provoquer une incontinence urinaire.

- L'ATAXIE produit des mouvements incontrôlés, elle affecte la coordination des mouvements volontaires, la force musculaire étant cependant conservée. Les mains peuvent trembler, le geste peut être maladroit et l'écriture difficile voire impossible.

- TROUBLES SENSORIELS : la sensation épidermique peut être diminuée ou perdue, ainsi que la capacité de situer ses membres dans l'espace sans devoir les regarder. La vue peut être affectée, notamment dans le cas de blessures avec "coup du lapin", sans que des verres puissent corriger le défaut apparu.

- LA FATIGUE : il est également fréquent que les victimes d'un traumatisme crânien se fatiguent rapidement. Des gestes qui ne coûtent aucun effort peuvent être beaucoup plus éprouvants à la suite d'un accident. Les situations de "stress" de la vie de tous les jours peuvent engendrer des fatigues supplémentaires, entraînant également irritabilité, crises de colère, et une certaine labilité. (Une personne peut être décrite comme émotionnellement labile, lorsqu'elle a tendance à rire ou à pleurer très facilement et à passer très vite d'un état à l'autre.)

- DIFFICULTES D'EXPRESSION : une élocution lente, peu compréhensible ou rapide est un phénomène courant après un traumatisme crânien. Au début, il peut être difficile de saisir les mots prononcés, mais l'auditeur peut "se faire l'oreille". Certaines victimes perdent par ailleurs totalement l'usage de la parole.

- L'EPILEPSIE : un traumatisme crânien a pour effet d'augmenter la probabilité d'une crise d'épilepsie, dès lors que le cerveau a été blessé.